(Copyrights Image: Nashya et Texte: Thanatangel)
"Si tout ça arrive, c'est que je l'ai accepté."
Ces mots reviennent en écho, stigmatisant une volonté
Que les cycles de la lune ont balayé.
Tu es là, je sens ton souffle de rose caresser
L'écrin de mon échine, tu es là et
Ma besogne ne s'arrête jamais, d'un bâtisseur
Des cathédrales de l'espérance, mon esprit
S'est forgé une âme de constructeur de charpies,
Des murs aux forteresses, l'apogée des puits,
Une envie de drame personnelle, correction
Ligaturante de vie par une évasion liquide.
Tu n'a pas perdu toi, cette oreille si belle
Qui t'offre les portes de mon existence,
Celle qui croupit dans ma pourriture ambiante.
A force de neutralité, me voilà enlisé au fond
D'un caveau glacé, gardien de la mort puante,
La passion fait vivre mon âme, où est ma passion?
Je te veux Déesse, ma dédication sera tienne
Mille merveilles de mes rêves les plus fous,
Je crois que je commence à me voir vraiment,
A déceler la culpabilité qui m'appartient en somme,
Qu'à mon sale petit être rongé, ratatiné.
La nécrose était en train de s'installer dans
Les veines violacées de mon coeur bleui,
Joie des saveurs d'une moisissure avancée,
Je me sens tellement mieux les clous en moi,
Dévoré par un brasier de force et de passion,
Animé de cette fougue animale que j'ai appris
Avec le temps à apprivoiser, à dompter,
Elle est ce que Je suis, je suis ce qu'elle Est.
Je refuse aujourd'hui de la voir mourir.
Je sais que mon âme te manque, Celle
Dont tu es tombée amoureuse, ce jour sacré
Qui compte les jours après la naissance verte
D'un printemps qui s'annonça bouleversement,
De ta vie, de la mienne, de la nôtre en somme.
Je préfère trembler parfois que de mourir vidé
De toute cette substance qui donnait consistance
A mon âme...
Mon amour pardonne-moi...




