(Copyrights Image: Noah_KH et Texte: Thanatangel)
N'y a-t-il plus que la violence de la beauté
Pour m'arracher les larmes de l'innocence ?
Les osselets violent sans relâche ma forteresse,
Une armée de squelettes aux portes de l'antarctique,
Et je frémis de plaisir quand la pierre tremble d'horreur,
Les éclats aveuglent mes yeux déjà cousus par la glace,
Laissez-moi me faire douleur, goûtons la torpeur.
De lambris couvrir la carcasse d'un dieu crucifié,
Isolée l'image sacrée! Le sol en vibre d'une fureur froide,
Les nervures de la terre gondolent l'horizon de haine,
Le fanion du suicide écarlate fouette l'azurée du plafond,
Nous y voilà chair moi, cher autre maudit, patron du vide
Voleur d'entrailles intra-sensitives. Cénesthésie.
L'aberration construite en reine engluée à mon échine,
Je ne sait plus retenir l'encre exutoire de la mort pourrie,
Savant typhon, jumeau fils de l'océan, dévoreur aqueux,
Les figures fantomatiques de mon existence inexistencielle,
La ligne d'un départ qui jamais ne se déroulera,
Tourner sans cesse autour de lui-même dans l'aliénation
Des fébriles délires hallucinogènes aux parfums sans saveur,
Des marques de lame aux pieux, donnant aussi de l'étoile,
Morgenstern et l'avenir d'une guerre sainte intérieure,
Génocide personnelle parsemé d'abolitions architecturales.
Les piliers s'effondrent et frappe, frappe les portes pieuses,
Le vagabond cherche à l'apogée de chaque tempête psychique
L'asile au sein du sacré-coeur des châteaux d'anges divins,
Malsain, le baluchon respire la morose envie de meurtre,
Deux couteaux en guise de bras et l'enclume du jugement
Soudée d'une ferraille infernale aux palmes du subconscient.
...Recueillement...
L'odeur de roche brûlée embaume l'atmosphère des cieux,
Les dieux en toussent des éclairs sans une larme
Et sans un souffle,
Le sommet de la terre se condense et se tord de douleur,
La souffrance strie l'horizon de veines célestes dévorées
D'un pigment noir aux pulsions rougeâtres : le Sang Démon.


