Ancien parchemin 2/3 : Sang démon

Ancien parchemin 2/3 : Sang démon
(Copyrights Image: Noah_KH et Texte: Thanatangel)

N'y a-t-il plus que la violence de la beauté
P
our m'arracher les larmes de l'innocence ?
Le
s osselets violent sans relâche ma forteresse,
Une a
rmée de squelettes aux portes de l'antarctique,
Et je
frémis de plaisir quand la pierre tremble d'horreur,
Les éc
lats aveuglent mes yeux déjà cousus par la glace,
L
aissez-moi me faire douleur, goûtons la torpeur.

D
e lambris couvrir la carcasse d'un dieu crucifié,
I
solée l'image sacrée! Le sol en vibre d'une fureur froide,
Les ne
rvures de la terre gondolent l'horizon de haine,
Le f
anion du suicide écarlate fouette l'azurée du plafond,
Nous
y voilà chair moi, cher autre maudit, patron du vide
Voleur d'entrailles intra-sensitives. Cénesthésie.
L
'aberration construite en reine engluée à mon échine,
Je
ne sait plus retenir l'encre exutoire de la mort pourrie,
Sa
vant typhon, jumeau fils de l'océan, dévoreur aqueux,
Le
s figures fantomatiques de mon existence inexistencielle,
L
a ligne d'un départ qui jamais ne se déroulera,
Tourne
r sans cesse autour de lui-même dans l'aliénation
Des
fébriles délires hallucinogènes aux parfums sans saveur,
D
es marques de lame aux pieux, donnant aussi de l'étoile,
Morg
enstern et l'avenir d'une guerre sainte intérieure,
G
énocide personnelle parsemé d'abolitions architecturales.

L
es piliers s'effondrent et frappe, frappe les portes pieuses,
Le
vagabond cherche à l'apogée de chaque tempête psychique
L'
asile au sein du sacré-coeur des châteaux d'anges divins,
Malsain, le baluchon respire la morose envie de meurtre,
Deux couteaux en guise de bras et l'enclume du jugement
So
udée d'une ferraille infernale aux palmes du subconscient.

...Recueillement...

L'odeur de roche brûlée embaume l'atmosphère des cieux,
Les dieux en toussent des éclairs sans une larme
Et sans un souffle,
Le sommet de la terre se condense et se tord de douleur,
La souffrance strie l'horizon de veines célestes dévorées
D'un pigment noir aux pulsions rougtres : le Sang Démon.
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# Posté le mardi 09 janvier 2007 17:41

Ancien parchemin 1/3 : Tendresse nocturne

Ancien parchemin 1/3 : Tendresse nocturne
(Copyrights Image: Enayla / Texte: Thanatangel)

Voilà que la nuit s'effondre à mes genoux
Quelq
ues verres à bulle au fond de l'estomac,
L
a noble chaleur qui règne ici.. ô Charme éparse..
Je
t'aperçois Déesse, au creux d'un ample déhanché,
La finesse des pétales épousant l'ondine m'atterre,
Que d
is-je, aux lèvres entrouvertes répond mon coeur,
Elancé
e aux confins d'une enveloppe de satin caressée
Par
un regard délicieux qui déjà savoure l'éphémère,
Les pa
roles glissent sur le lit de ma conscience
Dou
cement sombrant, subjugée, foudroyée de tant de beauté,

Ent
re malice et noisette,
Rien q
u'un océan d'embruns divins.

Do
uce étole sacrée, ondule encore à la faveur des bises,
De la rac
ine au sommet, la colonne de mon être frémit,
L'
intense instant dissout la réalité du temps passé,
S'évad
ent nos esprits au sein d'une chaleur partagée,
Effleurer la perle, se faire l'écrin d'une splendeur,
Mon
ange là-haut, admire à mes côtés, le plissement
Délicat d
'un regard espiègle, déjà voué à soupirer
L
es sourires de l'innocence fredonnée en choeur,
Ballo
tée de-ci de-là, tous ces hommes la frôlent,
De
s pattes sur ses hanches sans que rien ne la salisse.

Son
parfum embaume d'un onguent séraphin mes chairs
Je la sens qui s'en-viens, je la vois qui s'approche,
croche l'étreinte mâligne, dernière engouement,
Et je sens les flots vermeils se faire fusion
A
un cosmos qui naît entre les secondes...
Ell
e ondule comme une féline à l'apogée
D'u
n balai nuptiale flamboyant, irritant
Pr
esque les chemins du Ciel qui se sent
E
mprunt d'une laideur faussement dissimulée,
Cett
e douce crinière soignée aux reflets d'ébène
En
voûte d'une aiguille de sang mes sens fascinés,
E
mmène-moi aux portes de l'obscurité, dans les
nèbres qui habitent les vêtements de ton corps,
Au plus près de ta peau que je devine si douce,
Aux voluptés de la caresse délicate que j'éffeuille,
L'él
éctricité sature l'oxygène ambiant, rend fou
Ce
ux qui n'existent déjà plus autour de nos confidences,
Lais
se se mouvoir notre bulle de velours,
Elle qui fait déjà tourner nos esprits embrumés,
D
eux étoiles parmi le vide sidéral,
E
t le silence, et la musique,
Deux poupées comme accordées par le Seigneur,
Nos filaments se ressèrent et je me noie jouissant
Mu
et dans les vallées de senteurs d'un sanctuaire,
Ce
lieu secret, blotti le long de ton cou, si près
De
ce qui guide les mélodies jusqu'à ton âme dorée,
Et je
meurt de désir, de désir de goûter, mais ne goûter
Qu'
avec ma songerie frivole, telle fut l'écriture sacrée,
T
u es rêves de l'onirisme le plus haut, inimaginable
E
t pourtant si tangible à tes côtés, quand entraîné
P
ar tes mains invitant les miennes à épouser ton corps,
Je m'évanouis en pleine conscience au paroxysme du bonheur,
Chacun
e des parcelles de ta peau qui mouille de leur tendresse
C
elles qui me guide quand aveugle je connais ta silhouette...

A
pproche...
Ap
proche encore, folie de la nocturne illusion,
Ap
proche et dansons jusqu'à ce que la fraîcheur
Vole et dissolve nos filaments de vie..

Elle
chevaucha mes pas qui se firent maîtres
D'
un moment où tout se jouait au coeur des cieux,
Quand les mains donnent le rythme aux battements,
Le
s âmes s'unissant dans l'infini, balayant l'éternité..
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# Posté le mardi 09 janvier 2007 17:30

Ame envolée, poignets rouillés...

Ame envolée, poignets rouillés...
(Copyright Shirotsuki)

Le grincement des gonds des portes de l'oubli suinte le long de la muraille glae, là gisent les saignées du vent et le parfum du silence hivernal. Espérons que ce sanctuaire sera bient habité par le froid mordant d'une âme que j'ai égaré depuis trop longtemps... Bienvenu dans mon sanctuaire, ritié des défuntes Larmes d'un ange sans ailes.

Pour consulter tout les vieux parchemins poétiques, je vous invite à aller gter le sel des larmes d'ange par le lien juste au dessus. Vous êtes ici sormais dans un antre sans retour...
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# Posté le mardi 09 janvier 2007 17:18