(Copyrights Image: Nebu et Texte: Thanatangel)
La vie est un des courants chevauchant le temps,
Coupé du réel, les interstices de l'aiguille s'enorgueillissent,
Elles enflent bourgeoisement loin, loin du flot viscéral,
Un bourdonnement des cueilleuses de mystères entre deux prés,
D'un point à l'autre, la proximité de deux ailes azurées
Et l'instant dévore l'éternel, les forges de la naissance.
Tranchée unique, une cicatrice au sein de l'univers balafré.
Et elle s'envole, poussière d'automne, paillette d'hier,
Sur le sentier de la bise des ouragans délicats,
Nous ne sommes chacun, qu'un petit moment doux,
Les vaisseaux encore écarlates déposent la réalité
Au creux d'un pieu châle embaumé de bois racé.
La maya s'étend par tes yeux noyés d'amour tranquille,
Émotive la balance! Et ces aiguilles en mouvement,
Dévotion destinée aux dulcinées étoilées, fauchées mil an
Mille siècles auparavant... Qui saurait encore entendre
Le chant nocturne des lanternes déjà consumées...
Le temps nous abstient à la partialité du réel...
