(Copyrights Image: SoloEvolution et Texte: Thanatangel)
Là tu vois, privé du bourdonnement de l'hélice bouillante,
Je me sens délivré d'une dépendance douloureuse,
Comme un masque informatique que l'on déposerait.
Bercé par le silence de la nuit d'un quartier
Où l'ascension d'un complexe bétonné apporte
Une étrange sensation d'apaisement neofuturiste,
La pluie sur le ciment, l'eau embourbée
Sur les kilomètres de bitume sans couleur ;
Que de sons délicats à l'oreille assourdie.
Quelques fracas métalliques et naquit la mélodie.
Des lueurs fixes, qui observent sans bruit mon silence,
Des langueurs d'espoir, figures de nature de blanc vêtues,
Un filament de vie et de lumière pétrie de fossiles liquides.
Pour la fin, la métaphore latine nous rit au nez,
Les clins d'oeil de la vie sont parfois le coup de feu,
Le pétard, qui d'une onde modulée dissipe les démons.
Le chuchotement d'une plume modernisée enchante
Les écoutilles noyées par les ronrons de la machinerie,
Comme si l'esprit du végétal grattait sous le graphite,
Comme un animal révélé par le passage du métal.
Le mouvement circulaire développe l'humanité :
Faisons de la bille l'objet sacré de la transmission.
Un savoir effiloché par des courbes organisées
Couchées méthodiquement sur du bois mâchonné,
Une pérennisation pourtant illusoire d'un matériel putrescible,
Bientôt abandonné théâtralement pour une noyade numérisée...
